Je ne sais pas...  posté le samedi 04 juillet 2009 16:04

Je ne sais pas décrire ces larmes qui parfois lentement se diffusent en moi, ces larmes qui font juste briller mes yeux et qui ne coulent pas, ces larmes si singulières qu’on qualifie de larmes de joie.

 

Alors je me suis dis, je vais écrire ce que je ne sais pas dire, je vais retranscrire toutes ces émotions que je réprime, celles qui se nichent dans le creux de ma gorge et que je ne verbalise pas, mais cela non plus je ne sais pas.

 

Je sais écrire le vacarme et la confusion, la noirceur et la déraison, l’amertume et  la désolation. Je sais disséquer ce qui a été, ce qui a manqué ou ce qui brise, m’appesantir sur les regrets et le néant, mais que je ne sais pas raconter l'enchantement.

 

Non je ne sais pas raconter l’enchantement.

 

Je ne sais pas décrire ces émois qui saisissent le coeur, ces troubles qui éloignent de la peur et que trop souvent on tait, par pudeur.

 

Pourtant j’aimerais te parler de l’effet que cela me fait quand derrière la porte j’entends le bruit de ton pas, quand parfois je t’observe aller et venir ou encore sans que tu ne le saches je m’attarde sur ton sourire.

 

J’aimerais tant te décrire, ce que tes doux yeux verts, inlassablement m’inspirent, comment ta main cajoleuse ma peau fait frémir, et pourquoi si souvent le seuil de ta bouche je rêve de franchir.

 

Et puis j’aimerais te parler aussi, de ce sentiment si tendre, de ce sentiment enfoui, que tu déposes sur mes lèvres les jours où tu embrasses mes rêves.

 

Oui j’aimerais te parler de toutes ces choses si convenues et si usées, ces choses qu’on trouve par centaines dans les poèmes du passé et qu’au présent on a tellement de mal à exprimer.

 

Alors pardonne moi, mon amour, d’ainsi te formuler par quelques détours ce que les mots que je connais ne disent pas, ce que ma main fébrile s’obstine à te révéler dans un style maladroit, mais je te promets qu’un jour, je puiserai dans le silence de ta voix tous ces mots que toi non plus, dire tu ne sais pas.

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C'est...  posté le samedi 11 octobre 2008 02:16

C’est vide

C’est plat

C’est creux

C’est pas joli

C’est pas harmonieux

C’est dénué de sens

D’élégance

De prestance

Ça s’embrouille

Ça s’emmêle

C’est déchiqueté

C’est éclaté

Comme un chien écrasé

Un oiseau déplumé

Ça colle pas

Ça vient pas

L’envie ne suffit pas

C’est des essais avortés

Des mots bafouillés

Raturés

Effacés

Des papiers froissés

Déchirés

Jetés

C’est la frustration

La désolation

La constatation

De limites

De barrières

Faudrait alors se plier

Se pencher

Ramasser

Renouer

Assembler

Déposer

S’oublier

Un moment

Un instant

Pour que ça revienne

Et me reprenne

Comme avant

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L'espace d'un instant...  posté le vendredi 22 août 2008 16:28

J’ai ouvert la porte en grand

Et c’était un peu comme avant

L’odeur de l’été mélangée à la pluie

L’air de ma chambre avait envahi

C’était comme là-bas

 Il y a fort longtemps

Quand le temps était maussade mais mon cœur toujours content

Content d’être là, content d’être là-bas

Contente de toucher de mes doigts le rebord humide du balcon

Et de regarder les gens passer sous des parapluies

Alors j’ignorais l’ennui

J’ignorais la tempête

J’ignorais la défaite

J’ignorais tout de ce qui parfois rature la vie

Et de ces troubles qui surgissent certaines nuits

C’était aujourd’hui mais c’était comme hier

Un plongeon en arrière

Ça m’a fait du bien là en dedans

Il y a de ces odeurs qui apaisent l’espace d’un instant

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Sous ma vie...  posté le vendredi 22 août 2008 02:34

 Ici c’est un peu comme ailleurs

 

 Ici c’est un peu comme ailleurs

 

Y’a des portes qui se ferment et d’autres qui s’ouvrent

 

Y’a un nouveau soleil que derrière le rideau on découvre

 

Y’a aussi des couleurs et des odeurs

 

Des rires et des pleurs

 

De la vie qui grouille et du passé qui revient

 

Et aussi un futur qui se dessine matin après matin

 

Oui ici c’est un peu comme ailleurs

 

Sauf qu’ici y’a toi dans mon cœur

 

 

 Si je pouvais

 

 

Si je pouvais oublier, si je pouvais dissimuler

Que la vie est une catin, qu’elle me brise parfois les mains

 

Si je pouvais crier, si je pouvais gerber

Sur tout ce que je trimballe, sur tout ce qui m’a fait mal

 

Si je pouvais expier, si je pouvais congédier

Mes craintes et mes rancoeurs et tout ce qui pourrit mon cœur

 

Alors je n’aurais rien à te donner

Si ce n’est le silence bienheureux

Et le sourire facétieux

De mes yeux

 

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 Sous ma vie

 

 Sous la vie

 

Y’a mon cœur qui crève

 

Sous la vie

 

Y’a des angoisses qui parfois m’achèvent

 

Sous la vie

 

Y’a des questions qui me taraudent

 

Sous la vie

 

Y’a mes réponses qui rôdent

 

Sous ma vie

 

Y’a mon sourire qui parfois se crispe

 

Sous ma vie

 

Y’a mes veines qui frémissent

 

 

 

Sous ma vie

 

Y’a mon regard qui cherche 

 

Le repli

Le répit

Le récit

D’une allégorie

D’une nuit

Sans mélancolie

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Ici et ailleurs...  posté le mercredi 12 septembre 2007 01:50


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